Il passa comme un soir d'avril, un soir
Mais un regard, un mot, les rêves ont recommencé
Ils ont pris mon c½ur, ils l'ont emporté
L'air avait couru dans Londres pendant les dernières semaines.C'était une de ces innombrables chansons, toutes semblables, que la sous-section du Commissariat à la Musique publiait pour les prolétaires. Les paroles de ces chansons étaient composées, sans aucune intervention humaine, par un instrument appelé versificateur. Mais la femme chantait d'une voix si mélodieuse qu'elle transformait en un chant presque agréable la plus horrible stupidité.
Un court extrait de 1984,de George Orwell...
Eh oui, la musique, un art si beau, si extraordinaire, est hélas transformé en outil de contrôle des masses, grâce à la mode et aux radios commerciales...Et pourtant,ce livre a été écrit en 1948 ><.
J'ai repensé ça alors que j'écoutais une chanson d'Enhancer,ou bien de SInsemilia,je ne sais plus,dans le bus, en entendant la radio du bus(beaucoup trop forte...)passant la nouvelle version de Liberta.C'est vrai que a chanson est jolie,même cette version avec du remplissage inutile une moins jolie voix etc.Seulement en bombardant les jeunes et même les moins jeunes de stupidités comme "Toi plus moi plus tous ceux qui le veulent" gnyagnya, ou oh oui ce serait bien un monde joli etc,et jamais rien d'un tant soit peu réfléchi, c'est sûr que ceux qui ont de la chance ne feront pas attention au monde dans lequel ils vivent,s'enterreront encore plus dans le cercle de l'inintelligence t y seront heureux...Et au jour où on touchera à leur liberté,pour le peu qu'ils s'en inquiètent,ils ne chercheront même pas à y changer quelque chose...
Les chansons à la con,les séries à la con,les gens cons,les magasines à la con,les skyblogs à la con(j'estime quand même que le mien n'en est pas un,enfin en tout cas plus élevé que la moyenne u_u),tout ça entretient cette société d'esclaves.


